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Navigation sans GPS

La navigation qui sait de combien elle peut se tromper.

Des magnétomètres quantiques à diamant pour la navigation, là où le positionnement par satellite n’est pas digne de confiance.

L’instrument lit le champ magnétique de la Terre, le compare à une carte et rend chaque position avec une borne d’erreur garantie.

Notre premier prototype mobile est conçu ; son assemblage commence dès que son financement est confirmé.

Courbes de niveau d’une carte d’anomalies magnétiques, traversées par un trajet bleu.
Illustration : un trajet à travers l’empreinte magnétique de la Terre.

Le problème

La navigation par satellite est désormais un signal contesté.

Le brouillage et le leurrage de la navigation par satellite touchent désormais des régions entières autour des zones de conflit, parmi lesquelles la mer Baltique, la mer Noire, la Méditerranée orientale et le Moyen-Orient. La carte en direct ci-dessous est reconstruite chaque jour à partir des données des avions.

Source : EASA, bulletin d’information de sécurité 2022-02R4, 3 juillet 2026, « Global Navigation Satellite System Outage and Alterations Leading to Communication / Navigation / Surveillance Degradation » (s’ouvre dans un nouvel onglet).

Ouvrir la carte en direct (ouvre gpsjam.org dans un nouvel onglet)

Carte en direct : GPSJAM, par John Wiseman, établie à partir des rapports de précision de navigation que les avions émettent en ADS-B. Une cellule rouge signifie que de nombreux avions ont signalé une précision faible, le plus souvent, mais pas toujours, à cause d’interférences. Données d’un tiers, pas celles de Spectral Flow.

La carte montre où des avions ont perdu confiance dans le positionnement par satellite. Elle ne peut pas montrer de combien chaque position était fausse. C’est la question à laquelle notre instrument est conçu pour répondre.

Les cas de brouillage signalés ont augmenté de 67 % en 2025 par rapport à 2023, et les cas de leurrage GPS signalés de 193 %.

Source : IATA, 9 mars 2026, « IATA Releases 2025 Safety Report » (s’ouvre dans un nouvel onglet).

Plus de 71 000 cas d’interférence signalés et 2,1 millions de pertes de signal GPS dans le rapport de l’IATA sur les interférences GNSS pour 2024 et 2025.

Source : IATA, juin 2026, « Media Briefing Safety & Operations, AGM 2026 » (s’ouvre dans un nouvel onglet).

En août 2024, environ 1 500 vols par jour étaient leurrés, contre environ 300 en janvier.

Source : OPSGROUP, 6 septembre 2024, « Report of the 2024 GPS Spoofing Workgroup » (s’ouvre dans un nouvel onglet).

À la suite d’une lettre de 13 États membres de l’UE, le plan d’action européen pour l’aviation vise à contenir la menace pendant au moins les trois prochaines années.

Source : EASA et EUROCONTROL, mars 2026, « European Aviation Action Plan for Ensuring Safe Operations during GNSS Interferences » (s’ouvre dans un nouvel onglet).

Brouillé ou leurré

Le brouillage noie le signal des satellites. Le leurrage le remplace par un faux signal, qui peut paraître parfaitement sain.

La centrale inertielle dérive

Privé de satellites, le véhicule se replie sur sa centrale inertielle. Son erreur grandit dès que le signal est perdu.

Aucune vérification de l’erreur

L’estimation que la centrale inertielle fait de sa propre erreur ne cesse de grandir, et sans référence extérieure rien ne peut la vérifier.

Là où le GPS lâche, personne ne sait dire de combien la position est fausse.

La borne d’erreur

La borne d’erreur

Non pas la précision d’un bon jour : l’erreur possible, à l’instant.

Nous rendons chaque position avec sa borne d’erreur : le rayon dans lequel la position réelle est conçue pour rester, pour un risque annoncé.

Entre deux recalages magnétiques, la borne s’élargit, à mesure que la centrale inertielle dérive. À chaque recalage, elle se resserre. Un système de guidage, un pilote ou un opérateur peut alors décider jusqu’où se fier à chaque position.

Une position seuleUne position avec sa borne d’erreurTrajectoire réelleIllustration, pas des données.

Une position et sa borne

Chaque recalage vient avec sa borne d’erreur : où se trouve le véhicule, et de combien cette position peut être fausse.

Intégrité

L’instrument dit quand ne pas s’y fier, au lieu de transmettre une erreur avec assurance.

Déclarée par l’instrument

La borne est déclarée par l’instrument lui-même. La certifier est l’affaire d’un programme, avec ses utilisateurs et l’autorité dont il relève.

Comment ça marche

La Terre a une empreinte magnétique, et elle est cartographiée.

Les roches de la croûte terrestre portent une signature magnétique qui change d’un endroit à l’autre. Les services géologiques en ont cartographié une grande partie depuis des décennies, sur terre et en mer, à des résolutions variables.

Un magnétomètre sensible lit le champ local. Comparées à la carte le long de la trajectoire, ses mesures indiquent au véhicule où il se trouve et corrigent la dérive de sa centrale inertielle. C’est le recalage sur carte magnétique.

Les mesures prises le long de la trajectoire, comparées à la carte magnétique, donnent un recalage.

La carte, plus que le capteur, fait la valeur. Nous travaillons sur les deux.

Quatre étapes

Du champ de la Terre
à un recalage borné.

Il complète la centrale inertielle, il ne la remplace pas.

01

Mesurer

Le capteur à diamant lit le champ magnétique de la Terre sous la forme d’un vecteur complet, à température ambiante.

02

Rejeter

Le véhicule porte son propre champ magnétique : moteurs, courants, acier. L’instrument le rejette à bord, en temps réel.

03

Recaler

Les mesures nettoyées, prises le long de la trajectoire, sont comparées à une carte d’anomalies magnétiques. Le recalage corrige la dérive de la centrale inertielle.

04

Borner

Chaque recalage vient avec sa borne d’erreur. Entre deux recalages, la centrale inertielle porte la position et la borne s’élargit.

Il complète la centrale inertielle

La centrale inertielle donne une estimation lisse et continue. Chaque recalage magnétique ramène sa dérive.

Passif

Il lit le champ propre de la Terre et n’a besoin d’aucun signal extérieur.

Fondé sur le diamant

Température ambiante. Tient sur la plateforme. Quatre axes cristallins : le vecteur vient du réseau.

Pourquoi le diamant

Situations

Partout où le positionnement par satellite n’est pas digne de confiance.

Un instrument, quatre situations. Chacune dit clairement où elle en est : une mission de démonstration est une simulation, et tout ce qu’elle montre est issu du modèle.

Un drone civil de levé volant à basse altitude au-dessus d’une plaine désertique.

Levés et prospection

Une position bornée pour chaque mesure.

Un levé magnétique aéroporté ne vaut que par la position de chaque mesure et le calme de la plateforme. L’instrument est conçu pour les deux : il rejette à bord le champ propre de l’aéronef et maintient chaque position dans sa borne, y compris là où le positionnement par satellite est perdu.

  • Mission de démonstration disponible
  • Issu du modèle
Piloter le levé (en anglais)
Un navire de recherche traversant la haute mer, vu du dessus.

En mer

Hors de portée des satellites, toujours dans le champ.

Des navires signalent des interférences sur le positionnement par satellite dans plusieurs zones maritimes, et les drones qui surveillent les ports et les côtes en dépendent aussi. Sous l’eau, les signaux des satellites n’arrivent jamais. Le champ magnétique de la Terre, lui, les atteint tous.

  • Dans notre périmètre de conception
  • Pas encore de mission de démonstration
Un avion de ligne au-dessus des nuages, au crépuscule.

Dans les airs

À travers un espace aérien brouillé et leurré.

Avions et drones traversent des régions où les signaux des satellites sont brouillés ou leurrés. La signature magnétique du sol en dessous ne dépend d’aucun de ces signaux.

  • Mission de démonstration disponible
  • Issu du modèle
Piloter une mission (en anglais)
Un petit engin spatial au-dessus d’une planète.

Dans l’espace

Au-delà de la portée de la navigation par satellite.

Aucun satellite de navigation ne tourne autour de Mars. Sa croûte garde par endroits un champ magnétique fossile, et notre mission de démonstration fait naviguer un éclaireur sur ce champ.

  • Mission de démonstration disponible
  • Issu du modèle
Piloter l’éclaireur martien (en anglais)

Ce que nous proposons

D’abord un marché de programmes, ensuite des unités.

La navigation sans satellites s’achète par programmes avant de s’acheter à l’unité. C’est par là que nous commençons, avec les intégrateurs de navigation et les porteurs de programme.

Des programmes

Avec les intégrateurs de navigation et les porteurs de programme, nous développons l’instrument pour votre plateforme et votre mission, au sein de votre programme.

Des études de faisabilité et d’intégration

Nous étudions, en simulation et avant tout matériel, si la navigation magnétique peut fonctionner sur votre plateforme, au-dessus de votre zone et pour votre profil de mission.

Des sessions de simulation expertes

Votre mission jouée de bout en bout dans notre simulation, avec nous. La simulation est encore en cours de calibration : elle est utile en relatif, pour comparer des options, pas pour promettre un chiffre.

Parler d’un programme

Les unités viennent ensuite, issues des programmes.

Questions fréquentes

Questions et objections.

Remplace-t-il le GNSS ?

Non. Là où le positionnement par satellite fonctionne et reste digne de confiance, il demeure la référence. Notre instrument est conçu pour les cas où il ne l’est pas : brouillé, leurré ou hors de portée. Il est conçu pour fournir une seconde source de position, qui n’a besoin d’aucun signal extérieur, et pour dire de combien cette position peut être fausse.

Remplace-t-il la centrale inertielle ?

Non. Il complète la centrale inertielle, il ne la remplace pas. La centrale inertielle donne une estimation lisse et continue, qui dérive avec le temps. Chaque recalage magnétique corrige cette dérive, et chaque recalage vient avec sa borne d’erreur.

Peut-il être leurré ?

Il est passif : il lit le champ propre de la Terre et n’a besoin d’aucun signal extérieur. Cela ne le rend pas invulnérable. Une source magnétique placée à proximité peut perturber un magnétomètre. L’instrument est conçu pour le détecter et le dire. Dans notre mission de démonstration, vous pouvez jouer cette attaque vous-même.

Jouer l’attaque dans la mission de démonstration (en anglais)

Qu’est-ce qui le limite ?

D’abord la carte : un recalage magnétique ne vaut que ce que vaut la carte d’anomalies à laquelle il est comparé. Ensuite le véhicule, dont il faut rejeter proprement le champ magnétique. Et le Soleil : pendant une tempête magnétique, le champ lui-même bouge. Au-delà d’un seuil, davantage de sensibilité du capteur n’apporte plus grand-chose : l’erreur se loge dans le véhicule et dans la carte. Ce que le diamant apporte, c’est un vecteur complet issu du réseau cristallin, sur une plateforme en mouvement, à température ambiante. Nous travaillons aussi sur le véhicule et sur la carte.

Que vendez-vous aujourd’hui ?

Des études et des travaux de programme, pas des unités. Nous proposons des études de faisabilité et d’intégration sur votre profil de mission et des sessions de simulation expertes, et nous cherchons des programmes à rejoindre avec des intégrateurs de navigation et des porteurs de programme. Les unités viennent ensuite, issues de ces programmes.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

En octobre 2026, notre premier prototype mobile est conçu ; son assemblage commence dès que son financement est confirmé. Toute la chaîne de navigation est jouée de bout en bout en simulation, et chaque résultat que nous montrons est issu du modèle. Dix-sept demandes de brevet déposées en 2026 : seize demandes provisoires au Royaume-Uni et une en France.

Actualités

À lire aussi sur la navigation.

Analyse

Une position ne vaut que par sa borne d’erreur

La navigation magnétique a déjà été essayée en vol. L’étape suivante est un instrument qui dit au véhicule, à chaque instant, de combien sa position peut être fausse.

Analyse

La navigation par satellite est contestée chaque jour

Le brouillage et le leurrage du positionnement par satellite font partie du quotidien des opérations aériennes dans plusieurs régions. Les chiffres, avec leurs sources, et ce qu’ils signifient pour la navigation.

Prochaine étape

Pilotez une mission. Puis parlez-nous de la vôtre.

La mission de démonstration fonctionne dans votre navigateur : une mission complète sans navigation par satellite, chaque chiffre issu du modèle. Si vous avez en tête une plateforme, une zone ou un programme, nous aimerions que vous nous en parliez.

La navigation est la première application d’une plateforme à diamant unique. Voir les autres